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Watertrek et trois jeunes ont décidé de partir en stand up paddle pour observer l’impact des plastiques. Voici, leurs retours d’expérience.
Groupe de paddlers au cours de l'expédition
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Retour sur l’expédition Watertrek en SUP

Watertrek et trois jeunes ont décidé de partir en stand up paddle pour observer l’impact des plastiques, voici leurs retours d’expérience.
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Ce lundi 25 avril 2022, le groupe composé des belges Win Pyl et sa soeur Tineke, Jan Moermans, ont terminé leur périple. Il y avait aussi deux français, Séverine Vasselin, créatrice de l’association Watertrek et Antoine Bruge, chargé du projet Plastic Origins chez Surfrider Foundation. Ils se sont lancé dans une longue expédition de cinq jours. Le but, traverser la Flandre en stand up paddle et ramasser un maximum de déchets flottants sur l’eau.

Pour ce faire, quatre rivières sont à franchir, le Démer, la Dyle, la Lys, ainsi que de l’Yser. L’imagination de ce projet est découverte par Wim Pyl et Jan Moermans en avril 2017. A cette époque, les deux Flamands s’étaient déjà lancés dans cette expédition. Ils avaient parcouru pas loin de 250 kilomètres, tout en reliant Hasselt à Nieuport. Win Pyl et Jan Moermans avaient réussi à ramasser près de 60 sacs de déchets sur 140 kilomètres de rivières.

Watertrek et trois jeunes ont décidé de partir en stand up paddle pour observer l’impact des plastiques. Voici, leurs retours d’expérience.
Trois belges en sup pendant l’expédition

Le bilan en 2022

Les pagayeurs sont restés au total pas loin de 10 heures par jour sur l’eau. Naviguant sur 4 rivières belges différentes dans le but d’y collecter les déchets trouvés sur leur chemin. Au compteur, environ 60 kg collectés tous les jours, pouvant aller jusqu’à 120 kg. Il était donc devenu nécessaire d’aller vider la remorque de sacs quasi quotidiennement dans les décharges gérées par Renewi.

C’est à cette occasion qu’un serpent de bouteilles géant a été fabriqué. Il avait pour intention d’alerter sur cette trop grande présence de déchets plastiques dans les rivières et d’impacter le public. Créé à partir de plus de 400 bouteilles collectées sur le trajet pendant 4 jours, les paddlers ont réussi à tirer ce serpent flottant mesurant 50m.

Watertrek et trois jeunes ont décidé de partir en stand up paddle pour observer l’impact des plastiques. Voici, leurs retours d’expérience.
Serpent géant construit avec des bouteilles usagées

Une situation critique

Avec au compteur pas loin de 40 kilomètres parcourus par jour sur l’eau, le groupe se retrouvait avec des sacs remplis de déchets déposés à l’avant de leurs SUP. Ces déchets sont responsables à 80 % des pollutions plastiques trouvées en mer. “Au début de la crise du coronavirus, comme la seule chose que l’on pouvait faire était de se promener ou de faire du vélo, on a vu de plus en plus de déchets s’accumuler sur terre et dans l’eau”, commente Wim Pyl. Ils se sont dit qu’il était temps d’attirer à nouveau l’attention des gens et des politiciens sur la pollution. Ils ont alors réitéré l’expérience de l’expédition. 

Malheureusement, la situation ne semble pas s’être améliorée. “Il y a des portions où c’est la même chose et d’autres où c’est pire, mais la vraie conclusion sera faite dans les prochains jours”, expliquent-t-ils. Certains parcours sont plus pollués que d’autres. Séverine Vasselin, créatrice de l’association Watertrek note alors, “comme il y a beaucoup de courant, il y a très peu de déchets flottants ». Elle a remarqué que les sacs plastiques étaient déjà là depuis longtemps. Ils étaient usés et se sont enroulés dans les mûriers. Quand ils essayent de les ramasser, ils s’effritent dans leurs mains, poursuit-elle.

Parfois, certains sont tellement enfouis dans la terre, que quand ils tirent dessus, ils s’arrachent en petits bouts. Malheureusement, ce sont des déchets qui ne peuvent pas s’enlever et vont donc rester là.

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Watertrek expédition en sup

Détecter les types de déchets

Il y a vraiment de tout, en passant par les sacs en plastique, les chaises de jardin et les frisbees. Wim Pyl et Jan Moermans se souviennent qu’il y a cinq ans, “il y avait beaucoup plus de plastiques, de verres et de canettes. Ils avaient également retrouvé des pneus de vélo, des panneaux de signalisation, des préservatifs et même des couches pour bébés”.  

Antoine, resté sur la berge, à pour travail de récupérer les sacs de déchets et de les stocker dans une remorque. Le groupe réalise un bilan à la fin de chaque journée. Ce bilan permettra de dresser une typologie grossière de ce qui est trouvé sur chaque tronçon parcouru. “C’est vrai qu’en amont ou en aval des villes, dans les zones où il y a des courants, il n’y a pas les mêmes déchets” explique Séverine. Elle ajoute : “Les endroits qui sont propres, c’est presque plus terrifiant. Ils sont propres parce que les déchets sont déjà partis et qu’on n’a pas pu les intercepter.

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Avec une cartographie des déchets, une fois l’expédition terminée, le groupe pourra désormais faire face au bilan. Séverine de Watertrek, indique “On a dû aller déposer l’entièreté de la remorque quasiment tous les jours à la déchetterie car elle était pleine. À chaque fois, il y avait une pesée : on a entre 60 et 120 kg de déchets collectés chaque jour”. Une fois la fin de l’expédition, ils ont pour souhait de contacter les autorités locales responsables des zones les plus polluées. “Mon but est de leur montrer les problèmes. Pour voir quelles solutions pourraient être mises en place.”, rapporte Wim Pyl.

Une cartographie des zones problématiques

Surfrider quant à lui analyse les données afin de pouvoir estimer plus en détail les zones parcourues qui posent problème. L’expédition avait pour objectif de ramasser les déchets trouvés dans l’eau et sur les berges, mais pas seulement. Celle-ci poursuivait un second objectif. Le groupe a réussi à localiser chaque déchet ramassé dans le but de pouvoir créer une cartographie précise des zones problématiques.

Antoine Bruge, responsable projet « Plastic Origins » chez Surfriders, indique “Le but est de mettre les données en open source, puis de comparer d’une année à l’autre. Les zones les plus polluées seront alors identifiées”. Surfrider, travaille sur ce projet depuis de nombreuses années et espère pouvoir le déployer dans un maximum de pays européens. 

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Nouveau Projet Surfriders

L’entreprise travaille aussi sur un système qui permettrait la détection automatique des déchets sur des vidéos. Il pourrait alors venir renforcer le système de comptage actuel, qui lui se fait entièrement manuellement. L’objectif est que les techniciens des rivières ou bien les personnes souvent sur l’eau (exemple, les paddlers) puissent filmer. Par la suite, ces vidéos seront directement envoyées à l’organisation afin qu’elle les analyse.

Grand nettoyage de printemps

La huitième édition du “Grand nettoyage de printemps” a débuté ce jeudi 5 mai le long des routes wallonnes. Celle-ci prendra fin ce dimanche 8 mai. Pour rappel, l’intention de cette mobilisation est de ramasser les déchets jetés dans la nature ainsi que sur le bord des routes.

Cette action à deux désirs. Premièrement, de participer à l’amélioration du bien-être environnemental et deuxièmement de recréer des contacts sociaux après les deux ans de confinement. Pour cette édition, les citoyens, écoles, associations, entreprises et administrations publiques font de nouveau partis du projet. Ils rassembleront leurs forces avec les contrats de rivière locaux pour ramasser des déchets trouvés sur les bords des cours d’eau. Les rives quant à elles portent encore les cicatrices des inondations de juillet 2021. Certaines équipes auront donc pour seul objectif de se consacrer à cette tâche. Ils insisteront à cette occasion sur la récolte de mégots de cigarettes, qui aujourd’hui est le déchet le plus fréquent abandonné dans la nature.

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BeWapp lors des journées du Grand Nettoyage de Printemps

Avec le succès de l’opération l’année passée, 81 240 personnes mobilisés et 126 tonnes de déchets ramassés. Pour cette édition, on ne peut souhaiter que mieux puisqu’elle réunira selon l’association pas loin de 90 000 personnes.

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