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Le point de vue de Patrice Guénolé sur le Sup en Race
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Le point de vue de Patrice Guénolé sur le Sup en Race

En nous baladant sur le forum Gong Sup, nous avons découvert ce post de Patrice Guénolé sur "La fin du Sup de race", en voici quelques extraits.

Le Sup c’est d’abord du surf. Une grosse board facile qui permet de prendre tout et n’importe quoi qui va aider les non surfeurs à se faire plaisir dans les vagues et offrir un complément efficace dans les conditions bof bof aux surfeurs. Ca c’est l’intérêt numéro 1 du stand up paddle.

En second plan arrive la rame. L’usage de la pagaie est passionnant. A la fois dans les vagues car il permet de remuer une très grosse planche et sur le plat pour prendre plaisir à la rame. Ramer est l’intérêt numéro 2 du Sup.

Alors soit on surfe, soit on se balade, soit on fait de la race. On pourrait analyser ces trois formes de pratiques ainsi …
Surf : Production artistique.
Balade : Contemplation et fitness sympa.
Race : Performance mesurée / chronométrée.

Dans le Surf comme dans la Balade, le plaisir est immédiat car il est procuré par l’action. Dans le cas de la race, on est plus dans un plaisir lié à un objectif, donc un plaisir différé dans le temps. Je pense que c’est un élément à prendre en compte dans la motivation de chacun.

Le point de vue de Patrice Guénolé sur le Sup en Race

Il est donc clair que sans un but fort, la race perd l’essentiel de son intérêt. Il lui reste une glisse et une rame ultimes, mais sans objectif. A contrario, avec de gros events, une pyramide de compétitions sélectives, et des sponsors généreux, la race trouve tout son sens car elle aspire une dynamique individuelle et collective motivante. On pourrait résumer en  » je veux bien m’entrainer dur pendant des mois et des mois, mais il faut que ça paye. Par un titre, une récompense, une renommée, etc.  »

Par nature l’élitisme met à l’écart les profils communs. A l’inverse, les pratiques sans rassemblement élitiste attirent les profils communs. Tout le monde n’a pas forcément envie d’être comparé à celui d’à coté, pointé du doigt, décortiqué dans tous ses défauts, etc. Donc les pratiques « libres » sont bien plus attirantes pour les gens qui font du SUup pour le plaisir immédiat. L’élitisme est une mécanique de tri. Ce tri sélectif vise à éliminer certains pour magnifier les autres. Tout le paradoxe réside dans la nécessité d’avoir des mauvais pour créer des bons. Sans mauvais, personne n’est reconnu comme bon. Alors la machine compétitive doit savoir faire venir et rester les mauvais. Pas simple comme challenge !

Toutes les tentatives pour limiter l’élitisme sont un échec. Brider le matériel, les formats de course, c’est à chaque fois un échec à court ou moyen terme. Je pense qu’il faut réintroduire du lien entre les activités à plaisir immédiat et les activités élitistes. Entre une Chip et une planche de Race full carbone, il y a un lien : le temps sur l’eau, la distance, la nature, les amis, faire de l’exercice. C’est en basant l’organisation d’un sport sur une pyramide des atouts que l’on crée une filiation dans les motivations. Je commence par du gonflable tranquille et un jour je fais de la race, de la balade et du surf.

Cloisonner les facettes d’un sport est une erreur je pense.

Et il ne faut pas négliger l’aspect médiatique. People needs to be wow ! Ok mais avec un sport qui est par définition un complément du surf dans les conditions médiocres, on fait comment ? La première solution est de montrer le Sup dans des conditions extrêmes, vagues hyper creuses, races hyper rudes. La deuxième solution est de montrer le Sup à son meilleur niveau dans les conditions qui l’ont fait naitre.

J’ai vécu ça longtemps avec le longboard. Dans les années 70/80, c’était ringard. Puis en 90 on a modernisé à l’extrême la performance en planche longue avec des Rusty Keaulana par exemple. Avec le temps, le single fin est revenu tout naturellement :
1/ parce que les performances des longboards modernes saturaient face au shortboard.
2/ par volonté de se différencier, de vivre autre chose, de revenir à l’essentiel, certains ont apprécié les gros logs.

Et c’est là que le Sup fera sa mue, il reviendra vers sa nature quand il passera dans les mains de ceux qui auront le talent pour montrer la beauté de sa raison d’être.

Merci Patrice Guénolé de Gong Surfboards pour ce point de vue. Lire la suite sur http://www.gongsup.com

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