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Martin Vitry, interview confinement

Retrouvez l'interview confinement vidéo de Martin Vitry qui nous explique comment il gère la situation de chez lui et ses objectifs.

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Salut Martin Vitry. Alors dit nous où tu te trouves ? Où es-tu ?

Là, je suis chez mes parents à Six-Fours-les-Plages dans le Var, avec ma petite sœur, mes parents et on essaye de ne pas trop bouger.

Pour ceux qui sont nuls en géographie, c’est dans le sud de la France. Là où il y a du soleil. Ca va le confinement en famille ? Ce n’est pas trop compliqué à gérer ?

Non non ça va franchement, on s’entend bien, on a l’espace, chacun dans notre petit espace, on a des grandes chambres, un jardin, des terrasses, donc quand on en a marre des autres on peut s’isoler tranquillement et surtout on a un jardin, on a de l’espace dehors donc, c’est vrai que là, il fait beau depuis le début du confinement donc c’est cool quand même de pouvoir se poser dehors, pouvoir faire de la musculation, du vélo, du skate et de la slackline en restant chez soi. Donc ça c’est cool. Là dessus, on a carrément de la chance.

Donc justement, parlons de ton entraînement, toi qui est un sportif de haut niveau, il faut que tu continues de t’entraîner, comment tu t’organises ?

Franchement, je ne le prends plus du tout comme un entraînement honnêtement. Je le prends juste pour me défouler parce que j’aime bien. Je me sens bien à le faire mais je sais que de toute façon, il va falloir reprendre quasiment à zéro. Parce qu’on ne va pas sur l’eau il y a plus les automatismes qu’on prend à aller tous les jours sur l’eau, la stabilité sur la board, les sensations. Donc là, vraiment ouais, je fais des trucs pour pour me défouler pour m’aider à dormir le soir.
Et puis pour moi, pour me sentir bien et puis on le fait en famille. Donc c’est cool, on fait un peu de box., En plus, on s’est acheté un vélo d’appartement. Voilà ! On essaye de mixer avec un peu tout pour rester à l’intérieur et pas justement être trop tenté à aller skater loin, aller sur l’eau, puisqu’on peut pas. Nous, voilà, on essaye de faire le maximum à la maison. On t’a vu descendre ta rue en Sup Race Skate.

Tous tes fans étaient inquiets. Alors je suis désolé mais dans les commentaires ils n’étaient pas trop inquiets pour toi mais plutôt inquiets pour ton stand up paddle, comment va-t-elle ?

Ca va et ça va non … Mais pas que depuis la vidéo. En fait cette planche là, c’est la planche avec laquelle j’ai gagné le championnat d’Europe et une fois c’était un peu gros à la maison et pour rigoler je l’ai mise dans les vagues et je l’ai pliée en deux. Et donc pas net.
Elle est inutilisable mais elle est pliée. Donc elle était dans le jardin et c’est pour ça que je me suis dit allez je la mets dans un skate et on fait des bêtises. Et puis elle a tapé des murs, elle a raclé le sol. J’ai mis des coups de bâton dedans.
Je me suis pété la gueule dessus, donc voilà ! Elle a pris cher mais je ne l’utilise plus et j’aurais pas pu la donner, non plus, à un petit jeune qui avance. Ce que je voulais faire, tu vois, quand on est passé en 14, je me suis dit cette board là je pourrais la donner et tout, mais au final je l’ai cassée avant de pouvoir faire la démarche. Donc au moins voilà, c’était rigolo de faire ça et puis en 12’6. C’est mieux de mettre un skate sur une 12’6 que sur une 14. Donc c’était bien.

Après, on a parlé un peu de ta condition physique et donc t’essayes de toujours faire du sport et tout ça. Au niveau mental comment on arrive à gérer le fait de s’entraîner toute l’année pour aller à des compètes. Hélas ! Les compètes sont annulées, on est confiné chez soi. Comment, mentalement, est ce que tu fais ? Un peu de yoga ? Est ce que tu te prépares un peu avec ce genre de choses.

C’est hyper dur mentalement. Je crois que c’est plus dur parce que bon, comme je te le disais ma famille on s’entend bien donc ce n’est pas là dessus, c’est pas le problème d’être irrité ou stressé, tu vois, mais ce qui est dur, c’est de plus avoir du tout d’objectif, vraiment. J’ai dédié ma vie à 100% dans le sport et dans ces sports là.

Et là, ne pas savoir quand vont être les prochaines courses, les prochaines sessions surf, tout ça, c’est hyper dur et y a vraiment des jours où, dans ma tête, c’est chaud mais après ma famille elle est là pour me soutenir, je suis à fond sur les réseaux sociaux avec mes copains on discute beaucoup on se fait des Face Time justement, on se fait des sessions apéro ou musculaires ensemble donc ça aide un peu et on discute parce que je pense que tout le monde a ses petits moments de down, mais on est tous là, les uns pour les autres parce que du coup, plus personne travaille. Mais ouais, vraiment, le fait de ne pas avoir d’objectif c’est hyper dur.

Et vis-à-vis des sponsors parce que tu es toujours quand même en relation avec eux ?

Forcément ils comprennent et puis, eux, ils subissent aussi de plein fouet le confinement. Le fait que les shops soient fermé et autres, est-ce que tu as des news par rapport à SIC par exemple ? C’est hyper dur là, ils ne peuvent toujours pas travailler. On se tient au courant au téléphone, par rapport à la saison, parce qu’au final, moi, je ne peux plus remplir mon job d’athlète de la team, sur les compétitions, je peux plus m’entraîner faire de l’image sur l’eau. Et donc voilà, la petite vidéo c’était aussi faire un clin d’œil à SIC et dire que les boards, elles ont une autre utilisation.

Mais c’est pas du tout ça leur objectif, c’est clair que c’est hyper dur pour eux, pour tout le monde d’ailleurs. Et voilà ! Ils espèrent quelques containers qui arrivent et pouvoir reprendre le plus rapidement possible. J’espère, moi aussi, pour eux parce que c’est eux qui tiennent le monde du sup et donc, même, il y a pas mal de salariés donc forcément je pense à tous ceux qui travaillent pour SIC. C’est dur pour moi, c’est dur pour eux, c’est dur pour tout le monde, mais je pense qu’avec la solidarité qui émerge et justement les prises de contact plus régulières au téléphone, par mail et tout ça, ça peut changer quelques trucs et pour revenir, normalement, voir plus fort, au retour à la normale.

Ok maintenant on va passer aux questions spéciales confinement. Un petit hommage à mon ancien collègue Yann Barthes de TMC et l’émission Quotidien. Alors première question confinement. Qu’est ce qui te manque le plus depuis le confinement ? Même si j’ai ma petite idée …

Forcément, c’est l’océan et puis les copains. Depuis le confinement, est ce que tu as fait quelque chose que tu n’avais jamais fait avant ? Prendre le temps de vraiment réfléchir à tout à ce que j’avais fait de bien, de pas bien, à m’imaginer dans l’avenir et à faire beaucoup plus de musique et ça j’ai kiffé ! j’ai plus le temps de m’y mettre vraiment et de tester des trucs donc ça c’est cool.

Tu peux nous en dire plus ? Tu fais quoi ? De la gratte ?

Non. Plus de l’électro sur mon ordi. J’ai mon petit pad, je fais quelques prods, je m’amuse un peu.

Ok alors du coup, quelle est ta chanson spéciale confinement ?

Il y en a plein, j’écoute tout le temps de la musique, toute la journée. Et donc, en fait la musique suit mes états d’esprit. Donc, quand je suis en muscu ça va être plus du rap américain, Life is Good, là elle est pas mal de Drek et … Comme ça, on va l’écouter un peu avec toi. Oui Drake et Futur, Life is Good je l’aime bien et sinon dernièrement il y a un rappeur de Paris qu’a sorti une réédition de son album.

C’est Dinos mais ça s’appelle Taciturne les inachevés, l’album et franchement il y a 2 ou 3 sons que j’aime bien. C’est un peu triste mais, mais, voilà ça me suit toute la journée, j’écoute tout. Il y a un peu de jazz, d’électro je mets en fonction de mes envies. J’écoute entre 20, 30 musiques par jour et tout le temps en boucle comme ça.

Bon d’ailleurs, on va essayer d’écouter ça avec toi. Alors, ensuite, je crois que tu aimes bien les jeux vidéo. Est ce que tu as un jeu vidéo, une série où une série de confinement que tu regardes en ce moment.

Les séries, j’ai mis ma famille dans Peaky Blinders, j’avais regardé un peu donc on s’y est remis ensemble. Les filles, elles ont du mal à accrocher. Avec mon père, on est à fond. Donc, on essaye d’avancer pour qu’elles accrochent. Sinon, forcément, on a regardé La casa de papel. Sinon, non, je ne suis pas trop jeux vidéo et séries, juste le soir.

En temps normal, si, tu vois, parce que justement, entre les entraînements, je me repose donc je regarde. Mais là, bizarrement, je ne suis pas trop sur mon téléphone, pas trop série et jeux vidéo mais sinon je dirais j’ai joué à quoi ? Si NBA2K j’ai téléchargé ça, j’ai fait quelques matchs de basket, sur ma switch. On en a ressorti la Wii aussi. On a ressorti la Wii pour faire des exercices. J’ai oublié ça ! On a ressorti la Wii putain et on joue à Just Dance et Wii sport, bowling, tennis et on s’est mis à ça depuis 3 jours.

Ok maintenant on va passer aux questions optimistes. Qu’elle est la dernière chose qui t’a fait sourire ?

Un Face Time muscu avec mes potes qui dérive sur un petit apéro. On a bien rigolé à chaque fois qu’on s’appelle il y a toujours des bêtises qui sont faites, même si on est à mille kilomètres, les uns des autres et on rigole bien.

Tu es en contact avec d’autres riders, avec Tom par exemple ? Les team riders de SIC ?

Normal comme d’habitude on s’envoie des messages et tout. Mais c’est clair qu’on a l’habitude avec Tom par exemple, on s’appelle pour se retrouver à l’eau, discuter des conditions, s’il y a du surf, surtout maintenant qu’il est à Marseille. C’est cool. On se retrouve pour surfer, faire de la planche et oui on se donne des news, je lui demande si ça va, ça fait chier de pas pouvoir retourner dans l’eau et de parler de ça.

Oui on va retrouver Tom, aussi en interview ces prochains jours. Et en espérant qu’on puisse tous ressortir on va dire le 11 mai, puisqu’on nous a donné cette date qui risque encore d’évoluer. Quel est le premier truc que tu vas faire en sortant de chez toi, en homme libre ?

Retourner sur l’eau c’est sur ! C’est l’objectif. Après, honnêtement, je n’ai pas envie de me mettre le 11 mai dans la tête, je n’y crois pas vraiment. Parce que comme tu l’as dit, j’habite dans le sud et donc l’été et les beaux jours c’est l’endroit le plus touristique. Donc là, pour l’instant ce qu’il se dit, c’est que l’on n’aurait pas le droit d’aller sur la plage jusqu’à fin juillet donc … Forcément, c’est retourné sur l’eau mais où je sais pas. Comment ? Je ne sais pas et tout. Pour l’instant, on était dans l’optimiste, je suis désolé je repars dans le pessimiste.

De toute façon, nous sommes dans l’incertitude. On ne peut que subir malheureusement. Après c’est vrai que les différents pays ne gèrent pas tous le confinement de la même manière. Là, j’ai vu aujourd’hui, sur les réseaux sociaux en Suisse, les kiteux qui naviguaient sur les lacs, même si tout était réglementé avec la police et tout ça mais c’est vrai que, voila, c’est différent partout. Malheureusement on ne peut que subir, il faut juste dire que plus on restera confiné chez nous, plus vite on pourra tous retourner sur l’eau.

C’est ce que je me dis, tu vois là, ça fait trois quatre semaines qu’on y est. ça fait un mois. Je suis sorti de chez moi, enfin j’ai passé le portail de ma maison, une fois, honnêtement. J’ai pas très envie parce que bon marcher dans la rue ce n’est pas mon truc quand je sors, c’est pour aller sur l’eau où aller boire une petite bière et les copains et à sortir pour sortir, je m’en fous et puis même, et puis même voilà, ça sert à rien et il faut pas.

Et je pense que c’est dommage. Je comprends le fait que tout le monde ait envie de sortir mais, en temps normal. Il y en a qui ne le font pas. Donc, je ne sais pas, je suis un peu mitigé et entre, est ce qu’ils font ça parce que vraiment, ils en ressentent le besoin. D’habitude ils travaillent donc ils ont pas envie de sortir mais là, les trois fois où je suis sorti et j’ai dû du courir une fois et jamais vu autant de joggeurs donc ouais c’est bien ça veut dire que prochain JO on va être bouillant mais …

Certains vont sortir du confinement plus en forme qu’avant. Tant mieux, tant mieux, parce que je trouve qu’en règle générale ceux qui ont une routine de travail élevée, ils ne prennent pas de temps pour eux. Donc ça c’est cool, ça peut permettre à des gens de s’être reposés, de s’être concentrés sur eux- mêmes. Et ça je pense que c’est hyper important. La routine du travail doit être vraiment difficile pour certains mais il faut rester solidaire faut penser aux autres parce que son bien-être personnel. Je pense que si, il vient du bien-être des autres et donc voilà et pas devenir marathonien professionnel en un confinement.

C’est ça, super merci beaucoup Martin Vitry de nous avoir accordé de ton temps. Passes le bonjour à la famille Vitry. Quant à vous, n’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube. Retrouvez toutes les informations du stand up paddle aussi sur Sup Passion et
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